PONECROCRATIE du grec "poneros" (méchant, mauvais,
fourbe) et "kratos" (autorité,
pouvoir, gouvernance)
Système
politique dans lequel le pouvoir est détenu par
des individus déviants animés de mauvaises
intentions
à l'égard des autres humains et qui masquent leur
vraie
nature derrière des discours philosophiques, politiques ou
religieux. C'est le
terme utilisé dans la "Politique" d'Aristote
pour désigner "le gouvernement des méchants et
des
coquins"
- PONEROS : Du
grec "poneros", méchant,
mauvais, fourbe et "kratos", pouvoir, autorité,
gouvernance
: Système politique dans lequel le pouvoir est
détenu par
des individus déviants, les "sociopathes", animés
de
mauvaises intentions vis-à-vis des gens "normaux",
incapables d'empathie, et qui masquent leur vraie nature
derrière des discours philosophiques, politiques ou
religieux.
C'est le terme
employé dans la " Politique "
d’Aristote pour désigner " le
gouvernement des méchants ou des coquins "
(traduction française de Charles Millon, 1803).
1
- LA PATHOCRATIE : LES SOCIOPATHES AU POUVOIR
L’Histoire
de l’Humanité ne manque pas de
prophéties pour annoncer la venue d’un
règne du Mal, la plus connue dans notre culture occidentale
étant l’Apocalypse selon Saint-Jean qui
décrit l’arrivée sur Terre et le
règne de la Bête.
Le fantasme de
l’arrivée au pouvoir d’hommes
inspirés par des forces maléfiques ne cesse de
torturer l’esprit des hommes depuis qu’ils se sont
regroupés en Sociétés et se sont
dotés de principes moraux, parce que les gens " normaux " se
sont toujours inquiétés, non seulement de leur
avenir personnel, mais aussi de celui de leurs semblables et de la
collectivité tout entière.
Plus près de nous, suite aux ravages provoqués
par les
régimes nazi et stalinien, le psychiatre polonais
Lobaczewski a
étudié scientifiquement la manière
dont, de
manière cyclique au cours de l'Histoire de
l'Humanité,
des êtres humains psychologiquement déviants
arrivent
à infiltrer les structures sociales, économiques
et
politiques de certaines Sociétés humaines pour
s'approprier tous les pouvoirs et détourner les richesses de
ces
Sociétés à leur profit
("Ponérologie ou
étude de la genèse du mal utilisé
à des
fins politiques", d'Andrew Lobaczewski, Editions Pilule Rouge). Il a
appelé "pathocratie" le tye de régime dans lequel
cette
catégorie d'individus est au pouvoir.
Avec quelques décennies d’avance, le travail de
Lobaczewski anticipe clairement la dérive actuelle du
capitalisme par la dérégulation du
libéralisme
économique et nous rappelle que n’importe quel
système social peut-être perverti par une
minorité
lorsque celle-ci s’affranchit des principes humanistes les
plus
élémentaires.
La communauté de langage entre certains hommes
d’Etat au
pouvoir actuellement, comme le comportement de certaines entreprises
multinationales, devraient mettre la puce à
l’oreille de
ceux qui ont encore foi dans des idéologies politiques ou
des
théories économiques qui prétendent
apporter des
solutions aux problèmes de l’Humanité.
Il faut
comprendre que, pour certains individus, les idéologies ne
sont
que des paravents qui leur permettent d’avancer
masqués
pour manipuler les foules afin d’atteindre des objectifs qui
n’ont pour finalité que la satisfaction de leur
ego
démesuré et leurs appétits les plus
prosaïques.
Dans son ouvrage " Ponérologie (ou la genèse du
mal
appliquée à des fins politiques) ",
édité
en français par les Editions Pilule Rouge, Lobaczewski
expose
les résultats du travail de plusieurs chercheurs pendant des
décennies pour expliquer comment une minorité de
psychopathes (ou, plus exactement, de sociopathes ) peut arriver
à gangrener une Société
entière pour y
imposer ses déviances et faire de celles-ci des principes de
gouvernement et de relations sociales.
Il existe en effet, dans n’importe quelle
Société
humaine, une minorité d’individus, de 3
à 6% selon
les spécialistes, porteurs de déviances dues,
selon
Lobaczewski, soit à leur
hérédité, soit
à des évènements qui ont gravement
perturbé
leur développement psychologique au cours de leur enfance ou
de
leur éducation. D’une manière
générale, les spécialistes
s’entendent sur
le fait que tous ont souffert durant leur jeunesse de carences
affectives ou éducatives graves.
La description de ce type d’individus, on la trouve dans un
extrait du livre " The sociopath next door " (" Le sociopathe
d’à-côté ") de Martha Stout,
psychologue de
Harvard :
" Imaginez – si vous le pouvez – n’avoir
absolument
aucune conscience morale, aucun sentiment de culpabilité ou
de
remords quoi que vous fassiez, aucun sens des limites à ne
pas
franchir et aucune attention pour le bien être des autres,
qu’ils vous soient étrangers, qu’ils
soient vos amis
ou des membres de votre famille. Imaginez n’avoir jamais eu
à lutter contre un sentiment de honte, quel que soit le
genre
d’action égoïste, paresseuse, nuisible,
ou immorale
que vous ayez accomplie.
Et imaginez que le concept de responsabilité vous soit
inconnu,
sauf comme un fardeau que les autres semblent accepter sans se poser de
questions, comme des imbéciles crédules.
Ajoutez maintenant à cette étrange anomalie la
capacité de cacher aux autres que votre conformation
psychologique diffère radicalement de la leur. Puisque
chacun
suppose simplement que la conscience morale est universelle, cacher le
fait que vous n’en avez aucune vous sera plutôt
facile.
Vos désirs ne sont pas freinés par la
culpabilité
ou par la honte et vous n’êtes jamais mis en
difficulté en raison de votre sang-froid. Votre absence de
sentiments est tellement étrangère aux autres, et
elle
échappe tellement à leur entendement,
qu’ils
devinent rarement votre état.
Autrement dit, vous n’avez absolument aucune contrainte
interne
et votre pouvoir de prendre n’importe quelle
décision sans
être embarrassé par un problème
quelconque de
conscience n’est même pas décelable par
votre
entourage.
Vous pouvez faire n’importe quoi et l’avantage que
vous
avez sur la plupart des gens bridés par leur conscience,
peut
même être ignoré. "
Pour Jérôme Vermeulen, psychologue,
( http://www.lepsychologue.be/psychologie/psychopathe-sociopathe.asp
) :
" Il est à la fois difficile, inquiétant et
fascinant de
se mettre dans la peau d'un psychopathe, tant celui-ci
diffère
profondément de la majorité d'entre nous dans sa
façon d'appréhender les autres et le monde dans
lequel il
vit.
Des synonymes au mot psychopathe existent : on parle
également
de sociopathe et de personnalité antisociale. Ces deux
termes
faisant clairement référence à la
notion de
transgression des règles et obligations sociales les plus
élémentaires.
Les psychopathes n'en ont que faire. Si ce n'est peut-être,
pour
les plus intelligents d'entre eux, mais seulement dans la mesure
où ils tenteront de bien les maîtriser afin de ne
pas se
faire prendre lorsqu'ils les contournent. Telle pourrait d'ailleurs
être la devise d'un psychopathe et de son esprit
prédateur
: prendre sans me faire prendre. S'il est pris, on ne constatera que
peu (et généralement pas) de changement de
comportement
dû à l'expérience ou à la
sanction.
Lorsqu'il est pris, le psychopathe tentera de se justifier, de
minimiser les faits, de reporter la responsabilité sur
autrui,
de trouver des explications spécieuses... Il cherche juste
à s'en sortir sans trop de casse.
Aussitôt relâché dans la nature, il
tentera de recommencer en ne se faisant pas prendre cette fois.
Pour aller un peu plus loin encore, je dirais que le psychopathe n'est
absolument pas préoccupé par ce que peut
ressentir et
vivre autrui. Il est indifférent, froid, insensible. Peu
doué pour les émotions et encore moins pour
l'empathie.
Il ne ressentira pas de remords ou de culpabilité s'il a
volé, escroqué, agressé.
Le psychopathe concrètement
Si son intelligence est médiocre, il fera partie de ces
petits
malfrats passant une bonne partie de leur temps en prison pour vol,
agression, ou meurtre. Sans emploi ou vie sentimentale stable.
S'il est plus intelligent, il pourra survivre sans se faire prendre,
parfois dans des situations de semi-marginalité. Je ne peux
m'empêcher comme nombre de mes compatriotes, de repenser
à
Marc Dutroux, véritable prédateur, assassin
d'enfant sans
aucun état d'âme...
S'il est très intelligent et issu d'un milieu social
favorisé par exemple, il sera particulièrement
doué pour la dissimulation et l'exploitation des failles du
système. Par exemple homme politique ou responsable
d'entreprise, il escroquera sans remords, s'enrichira sans scrupule
sous des abords a priori respectables, tentera de se "placer"
là
où il y a de l'argent à se faire et du pouvoir
à
exercer. Parfois avec beaucoup de réussite ! "
On voit donc bien le danger que représentent pour tous les
autres membres du corps social, les individus dont la
personnalité est structurée sur ce
modèle. Mais si
certains psychologues s’intéressent actuellement
aux
dangers qu’ils représentent pour les autres
individus dans
la vie courante, en famille ou au travail,
l’intérêt
du travail de Lobaczewski est de montrer le danger que cette
catégorie d’individus représente pour
des
Sociétés humaines tout entières
lorsqu’ils
noyautent les organisations politiques et économiques, et
arrivent à conquérir le pouvoir.
Considérant les évènements politiques
des
dernières décennies et le comportement des
dirigeants
politiques et économiques des pays occidentaux parmi les
plus
puissants, on est en droit de se poser des questions sur
l’appartenance de certains de leurs dirigeants, à
des
degrés divers, à la catégorie des
sociopathes.
Certains des traits qui les caractérisent, selon Robert
Hare,
professeur émérite à la British
University of
Columbia (Canada), spécialiste mondial dans ce domaine, vous
feront peut-être penser à un (ou plusieurs)
personnage
politique français actuellement au pouvoir :
- De beaux-parleurs : ils sont souvent très doués
à l’oral, d’autant qu’ils ne
ressentent pas
d’anxiété ou
d’appréhension à
parler en public. Ils ont réponse à tout et sont
capables
de moucher les meilleurs orateurs. Bagout extraordinaire, tchatche
exceptionnelle, faconde hors-norme.
- Charme, charisme, aura : les psychopathes sont souvent
charismatiques. Certains se transforment en gourous dans des sectes. On
leur prête naturellement des qualités de meneurs
d’homme. Ce sont de grands séducteurs. Si vous les
intéressez (parce que vous avez de l’argent, du
pouvoir,
du prestige), ils parviendront à gagner votre confiance
- Narcissisme : les psychopathes sont toujours
très
arrogants, mais certains parviennent à dissimuler ce trait
de
personnalité déplaisant sous une fausse modestie.
Ils ont
une vision grandiose de leur propre importance. Ils ont
l’impression d’être des surhommes, des
individus
à part, des bienfaiteurs, des sauveurs. Ils se
perçoivent
comme le soleil de la scène sociale. Leurs
démarches,
toujours intéressées, seront souvent
présentées comme des faveurs. Dans leur esprit,
tout leur
est dû car ils sont exceptionnels ; par
conséquent, ils se
servent. On parle souvent de leur " mégalomanie " ou de leur
"
égocentrisme ".
- Manipulateurs hors-pair : il existe de multiples manières
de
manipuler autrui. Les psychopathes possèdent un
répertoire de techniques de manipulation
particulièrement
riche. Ils mentent avec un aplomb déconcertant ; ils peuvent
vous culpabiliser en évoquant des obligations familiales ou
professionnelles ; ils ont recours à des expressions-cadenas
pour vous obliger à penser comme eux. Par exemple : "
Quiconque
pense le contraire est hypocrite ".
- Les psychopathes sont des communicants instinctifs. Ils ont un talent
naturel pour donner d’eux-mêmes une image
très
flatteuse. Ils se font valoir pour le travail et les
réalisations de leurs collègues ; ils bidonnent
leur CV ;
ils arrangent leur histoire ; ils traquent férocement tous
ceux
qui dans leur entourage ont compris à qui ils avaient
réellement affaire et seraient susceptibles de faire tomber
le
masque.
- La labilité logique : les psychopathes ont tendance
à
multiplier les erreurs de raisonnements. Ils accordent trop
d’importance à certains faits, en minimisent
d’autre. Leur esprit d’analyse, très
sélectif, ne détecte que ce qui les arrange. Leur
mémoire fonctionne de la même manière.
Il leur
arrive de se contredire dans une même phrase. Ils font des
promesses qu’ils oublient peu de temps après. Ils
commettent des lapsus, interprètent mal une situation. Tout
cela
pour vous manipuler. Après coup, ils vous diront
qu’il
s’agissait d’un " malentendu ".
- Les psychopathes sont toujours très agressifs et
très
combatifs. Ils ont aisément recours à des
menaces. Ils
conçoivent la vie comme une succession de combats avec,
à
chaque fois, un vainqueur et un vaincu. Ils sont
déterminés à faire ce qu’il
faut pour sortir
vainqueur. Ils ont aisément recours à des
menaces. Ils
conçoivent la vie comme une succession de combats avec,
à
chaque fois, un vainqueur et un vaincu. Ils sont
déterminés à faire ce qu’il
faut pour sortir
vainqueur.
- L’appétit de pouvoir : les psychopathes sont des
"
control freak ". Ils éprouvent le besoin de
contrôler les
gens qui gravitent autour d’eux et qu’ils
perçoivent
comme des objets ou des robots rats dont la seule fonction serait de
subvenir à leurs besoins (psychologiques,
matériels,
sexuels). Ils sont dominateurs. Certains deviennent de parfaits tyrans
domestiques. Ils occupent fréquemment des postes
à
responsabilité dans leur vie active. Ils
s’entourent
d’adjoints dociles et traquent tous ceux qui peuvent leur
faire
de l’ombre.
- Ils connaissent les paroles, mais pas la musique : le spectre
émotionnel des psychopathes est pauvre. Ils apprennent tout
au
long de leur vie à simuler ces émotions
qu’ils ne
ressentent pas, notamment toutes celles qui relèvent de
l’empathie et du sens moral : l’amour,
l’attachement,
la compassion, la honte, la tristesse, la dépression. On a
souvent remarqué à leur propos qu’ils
connaissent
les paroles, mais pas la musique.
- Un style théâtral : les psychopathes ont
tendance
à en faire trop également sur le plan de la
gestuelle.
Ils ont un petit côté
théâtral et parlent
avec les mains, leur corps. Ils multiplient les mimiques,
lèvent
les yeux au plafond pour vous faire comprendre que vos propos sont
stupides, ils soupirent, haussent des épaules, etc. Ils
peuvent
faire intrusion dans votre espace intime, vous toucher alors que vous
les connaissez à peine. Ils outrepassent les
étapes
traditionnelles de l’amitié qui
s’ébauche en
s’efforçant de vous faire croire - trop vite - que
vous
êtes déjà les meilleurs amis du monde.
"
(Intégralité de l’article sur http://www.agoravox.fr/article.php3
A la lumière de l’évolution du
personnel politique
dans les Sociétés les plus
développées du
Monde depuis la révolution industrielle, on est en droit de
penser que les sociopathes ont graduellement (ce qui n’a pas
n’exclut pas que cela ait parfois été
très
brutal) pris le contrôle d’un certain nombre
d’entre
elles,. Les exemples qui viennent immédiatement à
l’esprit sont la période nazie et
l’ère
stalinienne, mais ce serait une erreur de croire qu’ils sont
représentatifs, à eux–seuls, de la
réalité du phénomène.
On peut même penser que ces épisodes sanglants ne
sont dus
qu’à une catégorie
spécifique de sociopathes
qui est celle des plus violents, mais des moins adroits, et que cela en
a conduit d’autres à mettre au point
d’autres
stratégies moins douloureuses pour s’emparer du
pouvoir et
s’y maintenir. Tenant compte du fait que le maintien au
pouvoir
de sociopathes violents se soldait par une réaction
également violente des opposants intérieurs et
extérieurs, ceux qui leur ont succédé
ont
préféré utiliser des
méthodes plus " douces
" de contrôle des masses par la maîtrise de la
communication.
On peut également penser que la professionnalisation de la
politique dans les pays démocratiques a favorisé
cette
prise de contrôle, dans la mesure où elle a
favorisé l’accession à des
responsabilités
de plus en plus élevées de sociopathes dont les
caractéristiques que nous avons décrites plus
haut les
prédisposent particulièrement au discours
politique,
à la manipulation et à la prise de
contrôle des
gens normaux.
Si l’on y ajoute la prise de contrôle progressive
des
médias à l’échelle nationale
par les
sociopathes ou par ceux gens qui les soutiennent, on
s’aperçoit que le contrôle de pays
entiers devient
possible.
En observant l’histoire des pays
développés durant
le dernier siècle, on peut constater que la prise de
contrôle des activités économiques par
des
sociopathes incapables d’éprouver la moindre
empathie pour
leurs semblables et uniquement préoccupés de leur
ego et
de leurs satisfactions personnelles ne date pas d’hier.
L’un des meilleurs exemples est celui des entreprises
financières domiciliées dans des pays ennemis des
Nazis
qui ont financé, durant tout le conflit, les
activités
des industries qui collaboraient avec le pouvoir Nazi, et de leurs
administrateurs qui ont fait fortune de cette façon. Le
grand-père de l’actuel président des
Etats-Unis en
est un exemple parmi d’autres.
Par la suite, la récupération,
l’hébergement
et l’exploitation des compétences de criminels de
guerre
Nazis, le financement de coups d’Etat pour maintenir ensuite
au
pouvoir des dictatures sanglantes sur tous les continents, le
contrôle des activités les plus lucratives, telles
que la
fabrication et la vente d’armement, l’exploitation
des
ressources pétrolières ont permis aux sociopathes
d’élargir leur influence politique et
économique et
d’augmenter leurs profits.
Il est également évident que le profil
psychologique des
sociopathes qui contrôlent l’économie et
la
politique est tellement semblable à celui de ceux qui
contrôlent les organisations criminelles les plus puissantes
qu’il faudrait être naïf pour ne pas
penser que des
collaborations occasionnelles ou permanentes ont pu
s’établir entre les sphères
d’activités légales et
illégales
contrôlées par les uns ou les autres.
Certains évènements de ces dernières
décennies peuvent laisser penser qu’il y a une
collusion
objective entre le monde politique, les organisations criminelles
qu’on appelle Syndicat du Crime outre-atlantique, Mafia
ailleurs
(nom devenu commun puisqu’on parle maintenant de mafia russe,
de
mafia albanaise), Yakusa au Japon, Triades en Chine, etc, et certains
secteurs industriels comme ceux de l’armement, du
pétrole
et surtout de la finance internationale… Bref, dans tous les
secteurs où l’argent circulant en grosses
quantités, il est possible de recycler dans des affaires
légales l’argent du crime, de la prostitution et
des
trafics en tous genres. Les activités légales ont
besoin
de beaucoup d’argent et les activités criminelles
peuvent
en fournir beaucoup. On serait donc étonné que
les vases
qui contiennent tous ces capitaux ne soient pas communicants.
Le résultat de cette évolution est
qu’on se trouve
maintenant en présence d’une entité
multiforme dans
laquelle les activités légales et
illégales, comme
les activités publiques et secrètes, sont
tellement
imbriquées les unes dans les autres que les acteurs
eux-mêmes ne peuvent plus savoir qui contrôle quoi
ou qui
manipule qui. On peut dire que les Sociétés
développées sont maintenant sous le
contrôle
d’une pieuvre, d’une hydre à
têtes multiples
dont les tentacules s’étendent sur la
planète
entière, à l’image de la Bête
décrite
dans l’Apocalypse de Saint-Jean, la seule question sans
réponse étant la date à laquelle elle
a vraiment
commencé à régner sur le Monde.
L’un des points communs que l’on peut trouver aux
têtes dirigeantes de cette Bête immonde est
qu’elles
sont composées de sociopathes tels que décrits
plus haut,
les tentacules étant constitués, soit de ceux qui
sont
plus ou moins sociopathes, ce qui conditionne le degré
d’avancement qu’on leur accorde dans la
hiérarchie,
soit de naïfs manipulés qui ne connaissent pas
réellement les objectifs de leurs dirigeants et acceptent de
croire à ceux qu’on leur présente
officiellement :
développement de l’entreprise, croissance
économique, rentabilité, productivité,
augmentation de leur niveau de vie ou autres cibles fictives qui
servent à masquer les objectifs réels des
dirigeants.
Pour ce qui concerne la France, on voit bien maintenant que,
après la destruction du mouvement syndical et des services
publics où les syndicats étaient les mieux
implantés, l’objectif final a
été atteint
par la prise de contrôle des médias par les amis
des
sociopathes au pouvoir. Les forces susceptibles de réagir
aux
inégalités croissantes sont maintenant
neutralisées.
Le rapprochement de la France avec les Etats-Unis,
déjà
sous contrôle des sociopathes, est un signe parmi
d’autres
de cette collusion entre les dirigeants appartenant à cette
catégorie, tout comme la relégation du Parlement
au rang
de chambre d’enregistrement, la personnalisation du pouvoir
dans
les mains d’un hyperactif instable qui
décrédibilise la fonction et se crée
des
obligations personnelles vis-à-vis " d’amis " qui
contrôlent l’économie.
Bref, tout a été fait pour que la France soit
désormais elle aussi sous le contrôle de cette
minorité d’individus insensibles au sort de leurs
semblables et seulement préoccupés de leur ego et
de leur
fortune. On peut dire que la boucle est bouclée, que tous
les
aménagements que les gens " normaux " avaient obtenus pour
mener
une vie " normale " dans un pays " normal " sont maintenant
menacés. Pour ceux qui sont encore sceptiques,
l’avenir
devrait leur prouver assez rapidement ce qu’il en est.
Un espoir reste cependant, c’est que, dans son livre,
Lobaczewski
montre que les sociopathes sont, par essence, incapables de se
maintenir au pouvoir à partir du moment où la
réalité de leurs objectifs devient
évidente
à la majorité des gens normaux. Car la
résistance
qu’ils rencontrent à partir de ce
moment-là les
oblige, à plus ou moins long terme, soit à
renoncer au
pouvoir, soit à recourir à la violence, et
c’est ce
qui, à plus ou moins brève
échéance,
provoque leur perte.
Il reste donc à attendre un réveil des
naïfs et un
sursaut de la masse des gens normaux pour espérer voir le
début d’un retour à une situation
normale dans
notre pays, ce qui ne présage en rien du sort du reste du
monde
auquel nous sommes maintenant assujetti, donc de l’avenir de
notre pays sous le règne de la mondialisation
gérée par des sociopathes.
2 - L'ORIGINE DU MAL :
Si
l’on se réfère aux experts, le mot grec
" poneros " peut avoir pour sens :
1 –
soumis aux contrariétés, aux privations :
a – pressé et harassé par le labeur
b- source de peine, de difficultés et périls
2 –
mauvais, d’une nature ou d’une condition
mauvaise :
a- dans un sens physique
b - dans un sens moral : méchant, mauvais
La nécessité de se préserver du Mal,
ou plus exactement des Malins - gens animés de mauvaises
intentions à l’égard de ceux qui,
n’étant pas déviants comme eux, leur
apparaissent comme des naïfs, et avec lesquels ils se
comportent comme des prédateurs avec leurs proies -
est ancrée dans toutes
les Sociétés humaines depuis la nuit des
temps, et elle est l’un des fondements des principes moraux
qui ont été repris par tous les mouvements
humanistes comme par toutes les religions.
Bien qu'on en
trouve la trace
antérieurement dans l'Ancien Testament, l'emploi le plus
courant
du mot "poneros" est pratiqué par les Chrétiens
pratiquants puisqu'il apparaît dans le texte grec du "Notre
Père". Mais le plus intéressant est que les
traductions
qui en ont été faites en latin puis en
français ne
sont pas exactes. En effet, le vers grec : "alla musai emas aapo tout
poneron", traduit en latin par "par sed libera nos a malo", donc en
français pas "Délivre-nous du mal" n'a pas tout
à
fait ce sens-là en grec. en grec le mot poneros peut vouloir
dire « qui est dans la peine », « qui est
en mauvais
état », « méchant
», pénible
» et même « criminel
»’ ou « voyou
». Or, si en latin « malo » et
« malis »
peuvent venir, soit de malum (mal) soit de malus (méchant),
il
ne peut pas prendre le sens de « mal ». Il est
d’ailleurs employé dans Matthieu (5,39) dans le
sens de
méchant (« Ne vous défendez pas contre
le
méchant »), comme dans le canon de la messe :
«
Libera nos, quaesumus, Domine, ab omnibus malis praeteritis et futuris
… da propitius pacem in diebus nostris »
(«
Libère-nous, nous t’en prions, Seigneur, de tous
les
méchants du passé, du présent et du
futur
… donne la paix en nos jours ») où le
sens de
« mal » ne conviendrait pas (pourquoi se
libérer de
maux du passé, donc disparus) alors que le sens de
«
méchant » convient tout à fait.
Si on pousse l’analyse un peu plus loin, les deux phrases du
Pater :
« Et ne nous soumets pas à la tentation
Mais délivre-nous du mal. »
quand on les tire du texte grec original, se traduisent
littéralement, au mot à mot, par :
« Et ne nous laisse pas entrer dans la tentation
Mais délivre nous du malin. »,
ce qui, si l’on s’approche le plus
possible du sens exact, peut vouloir dire :
« Et fais que nous ne cédions pas à la
tentation
Mais préserve-nous du malin. »
Dans le texte original, le dernier mot, en grec « poneros
»
est employé au génitif singulier, forme commune
au
masculin et au neutre ; il est donc difficile de savoir si
l’on
doit le traduire par « celui qui est malin
»(masculin) ou
« ce qui est malin » (neutre).
Indubitablement, les deux derniers vers du « Notre
Père
» sont liés et leurs sens consécutifs :
on peut
donc dire que le dernier mot « mal » ou «
malin
» est consécutif à l’emploi
du mot «
tentation ».
De même, en comparant la liste des comportements
déviants
énoncés par Jésus, d’une
part dans
l’évangile de Marc (7.21-22), et d’autre
part dans
celui de Matthieu (15,18-19), on s’aperçoit que le
terme
qui a été traduit par « mauvaises
pensées
» dans les Bibles françaises, est
exprimé par
deux mots différents : chez Matthieu, c’est le mot
«
poneros » qui est employé, alors que chez Marc,
c’est le mot « kakos ».
Or « kakos » a le sens de « mal
», soit dans un
sens moral, soit pour traduire l’absence de
qualités
qu’une chose ou une personne est censée ou
prétend
avoir.
Quant à « poneros », il signifie
plutôt
« facteur de discorde, qui prend plaisir à
détruire
à faire du mal aux autres, dangereux ».
En fait, le terme « poneros » est constamment
employé dans le sens de « méchant,
mauvais
» et désigne le Malin, souvent
utilisé en
référence à Satan, le Diable.
Dans le Notre Père, Jésus ne dit pas «
«
Délivre-nous du mal » mais «
Délivre-nous de Malin », car si le
problème du
pêché peut être
réglé par la pardon,
celui du Malin ne peut pas l’être. Le
pêché ne fait donc pas obstacle à la
vie
éternelle, contrairement au Malin qui entretient en
permanence
l’homme dans la tentation.
On peut aussi rapprocher ce sens de celui qui apparaît dans
le précepte auquel se conformaient les Cathares :
« Ne prononcez aucun serment,
Que votre oui soit oui,
Que votre non soit non,
Tout ce qui s’y ajoute vient du Malin .»
Ce qui est peut-être à l’origine de
leurs ennuis,
dans une Société féodale où
le serment est
le fondement de la dépendance des uns aux autres, en
particulier
dans l’engagement du vassal à entrer en guerre aux
côtés de son suzerain. Ce qui peut
peut-être
expliquer l’acharnement de la Monarchie et de
l’Eglise
catholique romaine contre eux.
Il faut savoir que les formules qui composent le Notre Père
ne
sont pas originales, même si on croit que
Jésus les
a créées pour ses disciples. Elles existent
toutes dans
l’Ancien Testament et seule la construction du texte en fait
la
nouveauté. On trouve dans les Targoums (traductions
européennes de la Bible) toutes les formules
utilisées,
ce qui permet de comprendre que cette prière est un
écho
à des préceptes beaucoup plus anciens,
d’une
portée universelle.
Echo que l’on retrouve dans « Le banquet
» de
Plutarque lorsqu’un certain Gaïus dit : «
Les
émissions des êtres méchants ne sont
pas
essentiellement exemptes de sentiments ni d’intentions et
[…] elles sont au contraire chargées de toute la
malignité et de toute l’envie de celui dont elles
émanent ; c’est avec cela qu’elles
s’impriment, demeurent et s’installent dans la
victime,
dont elles troublent et corrompent ainsi le corps en même
temps
que l’esprit. »
De même, dans « L’allégorie de
la caverne
», lorsque la version française de Platon est
traduite du
grec « poneron men, sophon de » par «
Misérables d’un côté, habiles
de
l’autre », ponèrôn
est un adjectif
dérivé de ponos « effort, peine,
travail,
souffrance » qui veut dire ici « mauvais,
méchant,
malhonnête » et ces termes dérivent du
verbe «
penesthai » dont vient aussi le mot « penia
»,
gêne, pauvreté, dont l’adjectif
«français « misérable
» nous montre le
glissement de sens qui s’est fait de la misère
à la
méchanceté. Quant au terme que Bernard Suzanne
traduit
par « habiles », c’est le terme sophon,
de «
sophos » habituellement traduit par « sage
», mais
dont le sens premier est « qui sait, qui maîtrise
un art ou
une technique, habile ». Bernard Suzanne suggère
que
« il y a sans doute une certaine ironie de Platon
à forcer
le sens de ce mot pour l’appliquer à des
« coquins
» qui font un mauvais usage de leur habileté.
»